Convoyage Lorient – Hendaye

Convoyage Lorient – Hendaye
convoyage
Coucher de soleil au large de Belle-Île-en-Mer.
4 jours après la mise à l’eau de Trompette, nous partions en convoyage (transport du bateau par la mer hors course) vers Hendaye. Au programme 270 miles soit 500km, un bon test pour découvrir le bateau.  

La veille on avait décidé de passer une nuit à bord le temps de laisser passer la dépression Yap. 
9h, le réveil sonne, premier petit-déjeuner à bord de Trompette. Le vent souffle encore fort avec des rafales à 30 nœuds dans le port. Le nœud c’est l’unité avec laquelle les marins mesurent la vitesse, ça correspond à environ 1,8km/h. On laisse donc le vent se calmer un peu et on prend notre temps pour les derniers préparatifs : complément de courses, passage des ris, réglage du mat, etc.
Vers midi tout est OK et nous quittons le port de Lorient. Dès la sortie du chenal on est cueilli par des rafales à 25 nœuds, et une mer de face. Des conditions un peu musclées pour une première sortie,  on regarde le mat, on doute,  il est courbé comme un arc entre la 2ème barre de flèche et la tête de mat.
Nous décidons de faire demi tour afin de prendre quelques avis de spécialistes.

La solution est vite trouvée, rien de grave, juste un hauban, le bas-étai, pas assez tendu. Nous voilà rassurés. Nous repartons vers 15h avec un sourire jusqu’aux oreilles et après avoir quand même pris le temps d’une petite pause repas et d’un café. 
Le vent est encore fort, 25 nœuds avec des rafales à 30, mais nous l’avons par le travers, des conditions dans lesquelles notre bateau excelle. Les premières heures sont rapides à près de 10 nœuds de moyenne, et très vite on atteint Belle-Île-en-Mer. Nous renvoyons petit à petit de la toile et en fin d’après-midi, on établit le premier record du bateau : 16,28 nœuds. 
Les conditions se calment un peu pour la nuit, c’est parfait on en profite pour cuisiner notre premier repas chaud. Du “Chili Con Ton”. Romain nous explique : 

“Je sais on dirait le titre du nouveau Shakira mais c’est juste du Chili con carne avec du thon” 😉

Dans la nuit noire, sans lune, ça glisse tout seul. On savoure le plaisir d’être en mer sur ce bateau auquel on pense sans arrêt depuis plusieurs mois maintenant. À deux reprises, des dauphins nous ont accompagnés cette nuit-là, mais ont toujours rebroussé chemin dès lors qu’on tentait de les éclairer ou de réveiller notre copain dans la bannette pour lui faire profiter du spectacle…. On a une théorie : les dauphins n’aiment pas les frontales…  
Si vous êtes titualire d’une thèse en delphinologie ou si vous avez dans vos connaissances un expert qui aurait un avis plus éclairé sur la question n’hésitez pas à nous le présenter 🤓

-“Trompette, Trompette, Trompette du sémaphore de Socoa.”
– Sémaphore de Socoa je vous reçois fort et clair.
– Bien reçu Trompette, on vous voit sur nos écrans, j’espère que tout va bien à bord, passez une bonne nuit !

Au petit matin on arrive à Hendaye non sans avoir surmonté une ultime épreuve : le courant et le vent contraire dans le chenal qui nous ont forcé à tirer des bords pendant une heure .. Eh oui nous n’avons pas de moteur !! 
C’est dommage car avant ce premier virement devant Hendaye nous étions restés tribord amure (vent venant de la droite du bateau) depuis notre départ du ponton à Lorient soit 38h sur les 39h qu’on aura mises pour faire ce convoyage… 

En conclusion, aucune casse malgré les conditions musclées de ce premier convoyage, ça montre que le bateau est très bien né et en plus il va très (très) vite. On est ravis et on a hâte de continuer notre apprentissage pour pouvoir l’exploiter à fond ! 

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