La Mini-Transat

La Mini-Transat est une course transatlantique. Mini-transat pour mini traversée ? Et non ! Simplement car elle se court sur des voiliers de 6.50 m, les Minis.
C’est une épreuve qui se court en solitaire, sans assistance et sans moyens de communication modernes. 
Elle a lieu tous les deux ans à l’automne et réunit autour de 90 concurrents .


LE PARCOURS

La course se déroule en deux étapes :

  • Une première qui relie Les Sables d’Olonne aux Canaries. Elle dure environ 8 jours.
  • La seconde étape, c’est le gros morceau : la traversée de l’Atlantique pour relier Les Canaries à La Guadeloupe. Les meilleurs mettent environ 15 jours.

Le classement se fait au temps cumulé des deux étapes.

Le parcours de la Mini-Transat 2021 & 2023 :
Les Sables d’Olonne – Les Canaries – La Guadeloupe.
4000 milles soit 7000km.
20 jours en solitaire.

L’ESPRIT MINI vous-dites ?

La particularité de cette course est qu’elle a su conserver un esprit pionnier à l’heure où les technologies d’aide à la navigation envahissent les voiliers de course.
En Mini, on ne télécharge pas de cartes météo, on ne peut pas voir sa position en direct sur une cartographie électronique, pas de téléphone satellite pour joindre ses proches ou demander une assistance…

On a tout de même un super GPS mais il nous affiche des coordonnées en mode agent secret du style : 47° 11.6795′ N // 3° 31.5637′ W. Seul moyen de se repérer, la carte papier. C’est sur celle-ci qu’on reporte notre position. Cette méthode requiert donc d’avoir bien étudié la zone à l’avance pour savoir où l’on peut passer, quels sont les dangers, ou encore où se trouve le bar le plus proche…

Notre seul moyen de communication à bord est une radio VHF, le talkie-walkie des marins. Elle nous permet de communiquer avec n’importe quel bateau tant qu’il est dans un rayon de 10km environ. Cette radio nous permet de communiquer entre concurrents mais aussi de recevoir le bulletin météo ou encore le classement pendant la course.

PETITS BATEAUX PETITS PROBLÈMES.

La petite taille des bateaux fait que c’est la dernière course encore accessible financièrement à des amateurs. Elle permet aussi à des sponsors de rejoindre l’aventure pour un investissement limité.
Très peu de skippers sur la Mini sont professionnels et les budgets sont souvent serrés ce qui fait des pontons le royaume de la débrouille et de l’entraide ! C’est cet esprit de camaraderie qui rend la course aussi spéciale et qui participe pour beaucoup à son excellente réputation.

Le traditionnel bain d’arrivée, au Marin lors de la Mini-Transat 2019.
crédit photo : Christophe Breschi.

L’ÉPREUVE INITIATIQUE.

Toutes ces particularités font qu’un skipper en Mini se forge un sens marin très affûté et c’est pourquoi la course est considérée comme un véritable parcours initiatique. La majorité des skippers de renom aujourd’hui sont passés par cette course au début de leur carrière donnant naissance à l’expression consacrée : “Passe ta Mini d’abord”.


+ A lire aussi : “Le Programme”, comment on s’organise pour faire un projet à deux pour une course en solitaire.